Théo Pierrot, ambassadeur Kipsta : 
« Je ne changerai jamais ma mentalité »

Théo Pierrot, ambassadeur Kipsta : « Je me suis accroché, c’est ce qui fait ma force »

Un vendredi de décembre, veille de match face à Anderlecht. Théo Pierrot (27 ans) nous reçoit dans la salle de presse du Pairay, le stade du RFC Seraing. Le Nancéen, qui a débarqué chez les Métallos en 2015, est ici chez lui. Avec nous, il évoque son parcours de footballeur, mais aussi son rôle d'ambassadeur pour notre marque football: Kipsta.

tous les chemins mènent à la D1A

Arrivé à Seraing en 2015, Théo Pierrot a connu la D2, la D1 amateur, la D1B et enfin la D1A, qu’il découvre cette saison. L’objectif fixé quand le milieu défensif est arrivé en provenance de Metz. « On a gravi les échelons petit à petit. Et là, on arrive un peu à l’objectif qu’on m’a vendu quand je suis arrivé voici 6 ans. » Grand artisan de la montée la saison dernière, Théo joue beaucoup moins cette saison. Mais notre ambassadeur Kipsta reste plus que jamais concerné.  « Je ne changerai jamais ma mentalité, elle a toujours été d’aller dans le sens du groupe, du collectif, explique-t-il. Je m’entraîne correctement, j’en fais même un peu plus qu’avant car je sais que le week-end, je n’aurai peut-être pas les 10 ou 11 kilomètres de match dans les jambes. La saison est longue. Quand on aura besoin de moi, j’espère répondre présent et saisir ma chance. »

« Je suis un compétiteur »

Comme tout joueur, Théo voudrait passer plus de temps sur le terrain, bien sûr. Mais il relativise. « J’en parlais justement avec un ami. Il me demandait si voici deux ou trois ans je me voyais être sur le banc à Bruges ou sur le terrain à l’Antwerp ? Il faut être honnête, non, pas forcément. Je dois donc savourer l’instant, sans oublier que je suis un compétiteur. La saison dernière, j’ai inscrit des buts décisifs. Et notre montée, on ne l’a volée à personne. Tout cela me fait croire que j’ai le niveau pour la D1A. »

Théo Pierrot, ambassadeur Kipsta : « Je ne changerai jamais ma mentalité »

Mes parents m’ont transmis la culture de l’effort, du travail bien fait qui est un peu moins présente dans le foot où on néglige parfois l’entraînement invisible. »

pas de foot sans études

Théo a choisi le football plutôt que l’athlétisme, malgré un père sauteur en longueur et une maman sprinteuse. « Peut-être suite à la Coupe du monde ‘98. Je n’avais que 4 ans à l’époque mais les émotions m’ont sans doute donné envie. J’ai gagné quelques courses étant jeune, mais en grandissant, c’est le monde du foot qui me faisait rêver. Par contre mes parents m’ont transmis la culture de l’effort, du travail bien fait qui est un peu moins présente dans le foot où on néglige parfois l’entraînement invisible. »

Balle au pied, Théo se débrouille plutôt bien. Il ne tarde pas à être repéré par les deux grands clubs lorrains. « À 12 ans, j’ai rejoint le centre de formation du FC Metz. Je pouvais aussi rejoindre l’AS Nancy-Lorraine, le club de ma ville. Mais à Metz, on était scolarisé normalement. Les professeurs ne venaient pas nous donner cours au centre. Cela m’a permis de ne pas me couper de ma jeunesse, je continuais à aller à l’école, à voir d’autres personnes. C’était vraiment une force. Parce que quand on vit trop dans le microcosme du foot, quand on en sort, c’est compliqué quand même.»

« Travailler ne me fait pas peur du tout»

Cette possibilité d’être éjecté de la filière professionnelle, peu importe le moment ou la raison, Théo l’a toujours eue dans un coin de la tête. Alors, dans sa poche droite, il y a le foot, bien sûr. Mais dans la poche gauche, il y a les études et les diplômes. « Mes parents m’ont toujours dit que je pouvais faire ce que je voulais avec le foot. Ils m’ont laissé partir à 12 ans en internat. Mais à côté de ça, ils voulaient que j’aie un niveau d’études correct. Et puis chez les jeunes, je n’ai jamais été ce joueur du top à qui on répétait chaque année qu’il allait devenir pro. Mais je me suis accroché et je pense que c’est ce qui fait ma force de caractère aujourd’hui. À côté de ça, j’ai fait mes études. J’ai un bac scientifique en France, j’ai validé un bachelier en comptabilité. Si demain, le foot pro doit s’arrêter, j’aurai tous les magnifiques souvenirs en tête. Je pourrai me dire que je me suis donné à 100 % pour réussir. Mais d’un autre côté, je sais aussi que je peux embrayer sur le fait d’aller travailler. Ça ne me fait pas peur du tout. »

Théo Pierrot, ambassadeur Kipsta : « Je ne changerai jamais ma mentalité »

« Kipsta a vraiment la volonté de co-créer ses produits avec ses ambassadeurs. Même si on n’est pas des top stars du foot, on s’entraîne tous les jours avec les chaussures.

Son rôle d'ambassadeur kipsta : 
« Les viralto IV sont des chaussons »

Ambassadeur  Kipsta depuis 2020, Théo a retrouvé Jonathan Quirot - un de ses meilleurs amis de jeunesse - dans l’aventure. Jonathan occupe le poste d’ingénieur produit chaussure. « Il m’a d’abord envoyé quelques paires pour que je les teste. On trouvait ça hyper chouette que je puisse jouer dans un championnat professionnel avec des chaussures qu’il avait conçues. Puis j’ai signé un partenariat avec Salim Bennis et Vincenzo Verhoeven, les responsables de Kipsta Belgium. » Aujourd’hui, Théo jongle entre les chaussures Kipsta Viralto II (vendues 45 euros) et les Kipsta Viralto IV (vendues 69 euros). « Des chaussures de qualité à un prix très accessible, poursuit le n°6 sérésien. Ça peut paraître bizarre pour un joueur pro de jouer avec des chaussures dont le prix est si abordable. Mais les Viralto IV, en cuir, ce sont des chaussons ! Elles n’ont rien à envier à des chaussures bien plus chères.»

« La marque fait tout pour rencontrer nos attentes »

Tester les chaussures, envoyer son feedback, communiquer sur les réseaux sociaux, voir les produits évoluer : Théo apprécie toutes les facettes de son rôle d’ambassadeur. « Kipsta a vraiment la volonté de co-créer ses produits avec ses ambassadeurs. Même si on n’est pas des top stars du foot, on s’entraîne tous les jours avec les chaussures. On est donc en mesure d’informer la marque de nos attentes et elle fait tout pour les rencontrer au mieux. Je suis fier de faire partie de ce projet. »

« Je ne me force pas »

Dans le vestiaire, les commentaires moqueurs de ses équipiers se sont vite envolés. « Au début, il y a un a priori, des réflexions. Mais à force de les porter, au bout d’un moment, ça disparaît. Et puis je me sens très bien dans ces chaussures, je ne me force pas. La marque gagne à être connue. Voici quelques années, c’était la catastrophe. Mais là, avec les collections CLR et Viralto, la marque a beaucoup progressé au niveau des chaussures. Et le textile est exceptionnel.»

Théo Pierrot, ambassadeur Kipsta : « Je ne changerai jamais ma mentalité »

J’aimerais finir ma carrière en parlant une autre langue couramment. J’espère que je n’aurais pas de regrets par rapport à ça.

Et la suite ?

En fin de saison, Théo arrivera au terme de son contrat à Seraing. « J’espère qu’on pourra dire qu’on a maintenu le club en D1A. Que je parte ou que je prolonge, j’aurais la sensation d’avoir marqué l’histoire du club. C’est ce qu’il y a de plus beau pour un footballeur.» Avant de raccrocher, il aimerait maîtriser une autre langue. Pour ajouter une corde à son arc.

« Vivre des expériences »

« Une carrière de footballeur doit aussi pouvoir faire vivre des expériences. Il faut être honnête, ce n’est pas donné à tout le monde d’arriver dans un autre pays et de directement faire un boulot qu’on connaît, qui permet de s’implanter facilement dans une ville. Le métier de footballeur le permet. Je me dis donc qu’à 27 ans, il n’est pas trop tard pour découvrir un autre pays, une autre langue. J’aimerais finir ma carrière en parlant une autre langue couramment. J’espère que je n’aurai pas de regrets par rapport à ça. »

Théo Pierrot, ambassadeur Kipsta : « Je ne changerai jamais ma mentalité »

Les débuts pros et les exemples

Un bizutage devant Florent Malouda

Issu du centre de formation du FC Metz, Théo a eu le bonheur de goûter à l’équipe première. « Quand on s’entraîne pour la première fois avec les pros alors qu’on vient du centre de formation, c’est impressionnant, explique notre ambassadeur. J’étais parti en stage avec eux, il  y avait notamment Florent Malouda. J’avais dû faire mon bizutage devant lui, entre autres. Ce sont des moments qui sont ancrés dans ma tête. Je savais aussi qu’une première avec les pros, ça ne voulait pas dire que ma carrière était réussie. C’était seulement le début, je devais encore faire mes preuves. J’étais capitaine de l’équipe réserve, par contre je n’ai finalement jamais joué avec l’équipe première. Mais ça reste une expérience positive à tous points de vue. J’ai rencontré José Jeunechamps, qui était coach-adjoint. Il m’a ensuite permis de signer à Seraing. »

Théo Pierrot, ambassadeur Kipsta : « Je ne changerai jamais ma mentalité »

Olivier Giroud, une inspiration

Plus jeune, Théo Pierrot jouait au poste d’attaquant. « Mais entre l’équipe U19 et l’équipe réserve de Metz, j’ai été repositionné milieu défensif, sourit-il. Je n’avais pas un instinct de tueur, je n’étais pas assez égoïste devant le but. Par contre, j’avais un bon volume de course et une bonne récupération de balle. Alors on s’est dit que le poste de milieu def’ pouvait être intéressant.» Il n’empêche que ce sont plutôt les attaquants qui ont fait rêver Théo. Didier Drogba et ses célébrations au stade Vélodrome, notamment. Mais aussi un certain Olivier Giroud. « Je l’ai souvent dit, mais j’ai beaucoup de respect pour Olivier Giroud. Quand j’étais jeune attaquant, j’avais un peu son style, dos au but (sourire). Sa trajectoire est exceptionnelle et c’est ce que j’adore dans le foot. C’est quelqu’un qui a gravi les échelons petit à petit. Alors, oui, Karim Benzema est sans doute un meilleur attaquant que lui. Mais faire ce qu’il a fait, avec les qualités qui sont les siennes, c’est génial. Ce sont des joueurs comme lui qui m’inspirent. »

Direction Lommel

Le 31 janvier 2022 - en toute fin de mercato hivernal - Théo Pierrot a rejoint le SK Lommel, formation de D1B. « Je suis convaincu des jeunes talents qui évoluent dans cette équipe. Je souhaite mettre toute mon énergie dans l'équipe et je suis prêt à apporter mon expérience », expliquait Théo sur le site de son nouveau club au moment de son transfert.